31 mars 2007
Ichigo gari
Hier, nous sommes allés à Shizuoka avec Yusuke et nos deux profs de japonais: Hagiwara sensei et Kodera sensei.
L'objectif était d'aller cueillir des fraises. On pensait qu'on allait revenir avec des paniers de fraises pleins à ras bord mais en fait, on n'avait pas le droit de les emmener, il fallait les manger sur place. On a donc frôlé l'indigestion, histoire de profiter des serres remplies de fruits...
Après on s'est promenés dans la ville, guidés par Hagiwara sensei qui y a fait ses études. Bref, journée très sympa qui nous a permis de parler un peu plus japonais que d'habitude.
Voici quelques photos:
25 mars 2007
La folie des grandeurs
Mercredi 22 c'était le jour de la "graduation ceremony", c'est à dire de la remise des diplômes pour nos amis japonais (pas de pot, tous les amis japonais qu'on s'est faits ce semestre ne seront pas là au prochain). Au Japon tout est organisé, les étudiants reçoivent leurs diplômes en Mars et pour la majorité, ils démarrent en Avril le travail qu'ils ont obtenu un an auparavant lors de leurs "job interviews" en costume-cravate noir identique pour tous.
On a déjà eu l'occasion de vous décrire l'état d'esprit de cette fac privée (ou plutôt de son président), avec l'arche en béton (la "Millenium Gate"...) et le drapeau de 50m de haut ( le plus haut du Japon ouuaaais) . Eh bien la graduation ceremony était à la hauteur de ces ambitions mégalomanes : on a débarqué dans un gymnase plein à craquer avec une demi-heure de retard (en fait à la bonne heure car ainsi on a évité la majeure partie du discours du président, interminable et identique chaque année). A l'étage, les familles (= les mères) qui ont fait le déplacement depuis leurs lointaines hometowns juste pour la journée, et des cohortes de kohai (les étudiants plus jeunes) qui régulièrement se lèvent pour crier "Yamada-san omedetô gozaimasu" ! (soit leurs félicitations adressées aux senpai - les étudiants diplômés ---- le concept kohai/senpai, soit le respect aux anciens, plus expérimentés, se retrouve partout au Japon, dans l'entreprise ou au club de sport).
Au sol, tous les étudiants diplômants assis sur des chaises, très bien habillés, en costumes impeccables pour les garçons et kimonos plein de couleurs pour les filles (certaines ont gardé leur brushing blond de Sakae doll, ça colle pas tellement...). Certains ont un chapeau noir rectangulaire avec une espèce de robe comme dans les universités américaines, apparemment ceux qui ont obtenu les meilleures notes.
Autour, plein de drapeaux internationaux et surtout au fond, une grande scène avec le président dans une robe rouge et derrière lui tous les professeurs habillés avec le chapeau noir et la robe verte aux couleurs de l'université. Nos profs occidentaux nous diront plus tard qu'ils se sentaient parfaitement ridicules.
Les étudiants sont appelés par section et défilent devant le président pour recevoir leurs diplômes et retournent s'asseoir.
Le plus drôle est la fin de la cérémonie : une chanteuse d'opéra en robe jaune se met à chanter l'hymne de l'école (oui oui, d'ailleurs aucun étudiant ni prof ne semblait le connaître plus que nous) accompagnée par un orchestre au complet, tous habillés en blanc. Aucun applaudissement ne viendra saluer cette jolie prestation. Des drapeaux aux couleurs de l'école sont ensuite brandis et le président se lève et quitte majestueusement la scène sur un tapis rouge, suivi par tous les professeurs et précédé par un homme en uniforme noir et gants blancs qui mène la marche en agitant les bras comme un robot.
Lorsqu'ils ont quittés la salle, des confettis sont lancés de manière tout sauf naturelle et spontanée, et les étudiants peuvent enfin partir au son de YMCA.
Dehors on retrouve tous nos amis, tous tout excités d'avoir enfin fini la fac, et c'est parti pour d'innombrables photos, tout le monde posant sur les photos de tout le monde, même si on ne les connaît pas. Le lendemain soir on fera la fête tous ensemble dans un izakaya, puis ils repartiront tous vers leurs campagnes avant de bientôt démarrer la vie active.
17 mars 2007
Photos
On a mis les photos de notre voyage avec la famille de Manu (Vacances à 7) et les photos de Kyûshu, et les dates des albums comme demandait Karine. Et oui, simon, on est toujours en vacances, encore jusqu'au 5 avril ! Si on refait un ptit voyage évidemment on vous le racontera ici...
Enfers et Paradis
Nous revoilà après cinq jours de vacances dans le Kyushu. Au programme: les fameux Enfers ("Jigoku") de Beppu et de Unzen et les petits coins de paradis que sont les onsen, très renommés sur cette île.
Nous partons donc en ferry, depuis le port d'Osaka. Dés l'arrivée dans le bateau, première surprise: nous sommes installés dans des dortoirs à la japonaises. Une succession de grandes salles, recouvertes de moquette, sur laquelle nous attendent plein de matelas, mis les uns à côté des autres. C'est très bizarre, tout le monde dort au même endroit, et se regarde en attendant que le bateau démarre. Enfin, c'était assez rigolo, mis à part les bruits assez répugnants que faisait le papy en face de nous pendant la traversée de 13 heures qui l'étaient un ptit peu moins ;o)
Arrivés à Beppu, nous déposons nos bagages dans l'auberge, et partons pour les Enfers. Comme Kyushu est une terre très volcanique, il y a des sources naturelles bouillonantes dans toute la ville. Elles dégagent une fumée pas possible et sont parfois très colorées: rouge, bleu turquoise, .... Cela dit, Beppu en a fait une attraction touristique en créant des espèces de parcs à thème autour de chaque enfer qui sont parfois un peu décevants, surtout en comparaison des Enfers de Unzen que nous avons fait quelques jours plus tard. Enfin c'était quand même intéressant et impressionant.
Le soir, nous partons en dehors de la ville pour notre premier onsen....
Nous avons demandé un kazoku-buro (un bain privé pour les familles par exemple) pour être tous les deux et sans personne d'autre ( normalement ce sont des bains publics dans lesquels les femmes et les hommes sont séparés).Les onsen sont des sources chaudes, dans la nature, et l'eau dans laquelle on se baigne a des propriétés très bénéfiques pour le corps et la santé. La petite dame qui tient le onsen nous emmène dans une espèce de petite cabane, en bas de la montagne où nous attend un bassin d'eau très chaude entouré de rochers, avec la montagne qui s'élève au-dessus de nous, et le ciel au-dessus de nos têtes. Après cette première tentative, pas de doute ça ressemble au paradis! C'est vraiment relaxant, on a l'impression d'être seuls au monde, et c'est super d'être dans la nature!
Nous repartons donc ravis et le lendemain matin, avant de partir pour le Mont Aso, l'un des volcans les plus actifs du Japon, nous essayons un autre onsen, cette fois dans le centre de la ville. Très agréable également mais on se sent encore trop près de la civilisation et l'eau a une couleur très "normale" en comparaison de celui de la veille où l'eau était d'un bleu très particulier. Juste avant, nous expérimentons le bain de sable!
On rentre dans une pièce remplie de sable plus ou moins chaud selon les endroits, dans lequel il faut s'enterrer. Je ne sais pas tellement si cela est censé avoir des vertus particulières mais en tout cas ça détend beaucoup. Enfin Manu a été très déçu car il ne s'est quasiment pas enterré, à peine une petite couche de sable sur le dessus du yukata...forcément, les effets ne se sont pas tellement faits ressentir!
Ensuite départ pour Aso, petit village complètement paumé, à côté du Parc National du même nom. Comme notre budget est un peu serré, nous allons dormir dans une auberge de jeunesse un peu plus loin dans la montagne. Elle est tenue par deux petites dames un peu spéciales, l'auberge est carrément glauque et on est séparés, chacun dans un dortoir glacial. Beurk, vivement le lendemain matin....
Mercredi nous prenons le premier bus pour le volcan. C'est un paysage désertique, des collines et de l'herbe brûlée par la neige partout. Ce n'est pas la meilleure saison pour découvrir le Mont mais ça vaut quand même le détour.
Après trois kilomètres de marche, nous atteignons le téléphérique où des mamies japonaises surexcitées nous poussent dans tous les sens en nous hurlant "Takai! Takai!" parce qu'on est plus grands qu'elles et qu'on leur gâche la vue. Sans vouloir être méchante, j'en aurai bien pris une pour taper sur l'autre..........
Arrivés sur le cratère, tout le monde se met à tousser très fort car le volcan émet des gaz toxiques. La fumée n'est pas dirigée sur nous, donc ce n'est pas dangereux mais après dix minutes, des petits hommes en orange arrivent avec des hauts parleurs pour nous prévenir que le vent tourne, que la fumée va venir sur nous et qu'il faut donc redescendre le plus vite possible. Les mamies partent donc en sens inverse, toujours aussi surexcitées, pendant qu'on profite encore quelques minutes de la vue. C'est très impressionnant, à l'intérieur du cratère, il y a comme un lac, d'un bleu turquoise d'où s'échappe une fumée pas possible.Tout autour les roches sont calcinées et recouvertes de soufre, en regardant cela, on se sent tout petit et on se rend compte de la force de la nature...
On reprend ensuite le train, puis le bateau jusqu'à la péninsule de Shimabara. Nous voulons aller à Unzen, à côté d'un grand Parc Naturel. Et là, c'est le drame: la pluie commence à tomber, et c'est parti pour deux jours non stop....
Nous partons malgré tout à Unzen où il y a également des Enfers, laissés tels qu'ils sont, sans mise en scène comme à Beppu. Et là, c'est mille fois plus impressionnant. Malgré la pluie, l'eau bouillonne vraiment très fort, le paysage est désolé, la fumée recouvre tout, on sent l'odeur du soufre très fort, les roches sont toutes noires, elles paraissent déchiquetées et çà et là, des panneaux nous racontent l'histoire des Enfers:
Lorsque les Japonais ont tenté d'éradiquer le christianisme, ils obligaient les Chrétiens à fouler des images du Christ ou de Marie ( ces images s'appellent des o-fumie je crois) et s'ils refusaient, ils étaient plongés dans les Enfers brûlants.
Ainsi, certains enfers portent le nom de ceux qui ont été plongés dedans.
Dans le même genre, Oita Jigoku porte le nom d'une femme qui a été jetée dans l'Enfer pour avoir trompé et tué son mari. Enfin bref, visite très "Peace and Love" .....
Comme il pleuvait à flot, nous avons dû renoncer à faire une randonnée dans le Parc et on s'est rabattu sur les onsen, très réputés également à Unzen. Après la pluie, les vêtements trempés et l'humidité, entrer dans ce bain brûlant a été un pur bonheur!!! Au-dessus, il y avait un espèce de auvent en bois qui empêchait la pluie de tomber sur nous, mais les plantes tout autour étaient tout dégoulinantes. Il y avait plein de vapeur, c'était génial!
De retour à Shimabara, nous nous attablons au Mos Burger, un peu désespérés par le temps...En dix minutes, on décide de rentrer à Nagoya, il est 16H et c'est parti pour une course contre le temps: Retour à l'auberge, on saute dans le ferry (16H25), puis dans un taxi (17H30), puis dans un bus direction Fukuoka (18H) et là (20H42), on loupe à très exactement 12 minutes près le bus pour Nagoya <:o(.....On prend donc celui pour Kyoto et onze heures plus tard, nous reprenons un dernier bus pour Nagoya, et nous voilà!
Voilà, malgré le temps, on a vraiment passé de super vacances et comme à chaque fois, même si on ne le mentionne pas tellement, on a fait de super rencontres, des gens adorables avec qui on prend plaisir à discuter...Pour les photos, cliquez dessus pour les voir en grand!
07 mars 2007
Suite et fin 3 : Okayama & Hiroshima
La suite du voyage nous fait prendre Okayama comme base de départ, une grande ville dans l'ouest de Honshû.
Dans cette préfecture se trouvent des villes épargnées par les destructions, comme Kurashiki où l'on s'est aventuré le premier jour. Cette ville a pu conserver ses maisons à l'ancienne et de grands greniers à riz reconvertis en musées, le tout le long d'un petit canal, c'est très joli. On a pu visiter le musée du Jouet, plein de poupées japonaises et une impressionnante collection de masques comme au théâtre Nô.
Le lendemain on a rejoint Himeji où se trouve un très célèbre château, peut être le plus beau du Japon.
Effectivement c'est le plus impressionnant qu'on ait vu, le plus imposant surtout car il a conservé ses murailles et quelques bâtiments et non seulement le donjon principal comme tous les autres châteaux. Tout les murs sont blancs, d'où son surnom de "château du héron blanc".
On accède d'abord à un long bâtiment rectangulaire, qui était le quartier des servantes, protégé par des gardes. On se dit ensuite en marchant vers le château qu'elles avaient un long chemin à parcourir très tôt le matin pour tout préparer pour les maîtres. L'intérieur du château est classique, tout en bois et avec toujours ces escaliers bien durs à monter, la prinicpale différence avec les autres est dans les dimensions : les plafonds sont très hauts, les salles grandes.
Pendant la visite avec Vanessa on repère deux hommes, l'un d'énviron 50 ans et l'autre 30, les cheveux graissés en arrière, accompagnés par deux filles de 25 ans qui rigolent souvent. Ils ont l'accoutrement typique des yakuzas, et surtout le plus jeune se précipitera à chaque fois qu'il faut enlever ses chaussures pour offir des chaussons à son aîné, et lui portera ses chaussures (mais pas celles des filles !). Tout ça rappelle les films de Kitano...
Le plus beau d'un château japonais reste toujours sa vue extérieure , que l'on admire sur un banc dans le jardin, avec un cours d'histoire de ratrappage pour comprendre qui l'a construit, qui l'a attaqué et qui l'a défendu (Tokugawa Ieyasu n'est jamais hors du coup).
On a ensuite le droit à une visite d'un joli jardin attenant au château, et on s'offre le traditionnel Macha (thé vert très épais et amer) et pâtisserie à la pâte de haricots, servis par de gentilles dames en kimono, le tout sur des tatamis avec vue sur le jardin. Agréable même si on se fait rapidement sortir car il est 16H et on ferme à 16H :)
Le lendemain on avait prévu une excursion sur l'île de Shôdo - shima ( = "l'île aux petits haricots"), qui se situe dans la Mer Intérieure (= entre Honshû et Shikoku). La promenade en ferry pour y accéder est un moment grandiose : il fait beau, on est sur l'eau, et les petites îles tout autour à la végétation sèche donnent un air meditérrannéen au paysage (il faut juste éviter de regarder une ou deux îles qui sont très industrialisées, avec des grosses cuves en béton genre déchets nucléaires...).
Sur lîle malheureusement le temps dont on dispose avant le ferry de retour n'est pas suffisant pour la randonnée avec téléphérique, donc ce sera plutôt ballade le long de la plage (dommage il fait encore trop froid pour une baignade).
On visite quand même une oliveraie, les olives étant le produit phare de lîle, et on repart d'un magasin plein d'olives confites, sablés et bonbons aux olives...
Le jour suivant c'est le départ pour Hiroshima, où la température est bien plus douce.
La ville a su renaître de ses cendres et est aujourd'hui agréable et vivante mais il n'y a pas grand chose d'autre à voir que les bâtiments liés au souvenir de la bombe atomique.
On part donc observer "le dôme de la bombe A", l'ancienne chambre de l'industrie qui se trouvait pile en dessous de là ou la bombe a explosé et qui du coup est resté à peu près debout, et dont la ville entretient les ruines depuis 60 ans. A côté se trouve le pont Aoai, dont la forme en T visible du ciel en a fait la cible de la bombe.
Plus loin on trouve le mémorial des enfants pour la paix, avec une célèbre statue d'une enfant portant une grue, inspirée par l'histoire de Sadako Sasaki (une petite fille ayant contracté une leucémie à cause de la bombe et qui se mit en tête de faire 1000 grues en papier car un vieux dicton japonais dit que qui réalise cela voit son voeu exaucé). La statue rappelle aussi que de nombreux enfants sont morts ce jour là car ils travaillaient en centre ville à la démolition de bâtiments (pour créer des lignes de feu en cas de bombardement). En continuant dans le parc on trouve la Flamme de la paix qui ne s'éteindra que quand la dernière bombe atomique aura disparu, et le cénotaphe qui contient le nom des victimes connues (entre le 6 août et décembre 1945, 145 000 morts). Le pire arrive avec le mémorial de la paix qui a de quoi rendre anti-nucléaire même le pire des bellicistes. Récit avant, pendant, et après la bombe, maquettes de la ville impressionnantes (plus rien sur 2,5 km de diamètre) mais surtout témoignages et photos de survivants atroces. Egalement un mur avec des lettres de protestation écrites par les maires successifs d'Hiroshima depuis 60 ans adressées à Clinton, Chirac, Bush... la dernière date d'il y a 3 mois, adressée à Kim-Jong-Il.
Le lendemain est beaucoup plus gai avec une excursion à Miyajima, où se trouve le célèbre portique flottant sur l'eau qu'on voit dans tous les guides. Sur place le contraste entre le sanctuaire Itsukushima rouge vermillon, la mer bleue claire et la montagne recouverte de vert est effectivement superbe. En plus on arrive à marée haute et par beau temps, c'est vraiment magnifique et se promener dans ce sanctuaire sur pilotis est très agréable. La marée basse qui dévoile la boue quand on revient le soir, est bien moins appréciable.
Et c'est déjà le dernier jour, à Nagoya car il faut quand même bien montrer notre appartment et notre fac à nos visiteurs, et c'est aussi l'occasion d'une dernière séance shopping et de pose de couleurs sur les ongles et manucure pour ma mère et ma soeur conquises par nos précédentes photos. Le soir, izakaya bien sympathique chez Yama-chan, les meilleurs tebasaki (ailes de poulet épicées) de la ville !! Et séance purikura de rigueur (les photos-montages que les japonaises collent sur leurs portables).
Et pendant que certains se tapent 16 heures d'avion, nous on dort...
03 mars 2007
Quand la France découvre le Japon... 2 : Kyoto et alentours...
A mon tour de parler de notre voyage dont la suite se situe à Kyoto.
Nous
sommes arrivés sous la pluie ( le printemps arrive et le temps hésite
entre la bonne et la mauvaise humeur ces jours-ci....!) au Yuhara
Ryokan, celui où nous étions déjà allés avec Shin et ses amis.
Toujours
un accueil chaleureux de la part de la petite dame et de son fils, tout
le monde a beaucoup apprécié de se retrouver dans cette ambiance
totalement différente de celle dans les hôtels à l'occidentale.
Aussitôt
arrivés aussitôt partis pour une petite séance de shopping dans les
rues de Kyoto et plus précisément dans les galeries autour du marché de
Nishiki. Elles avaient de quoi satisfaire tout le monde, pleines de
japonaiseries pour les filles et de jeux vidéos pour les garçons!!!!
A
notre retour, nous décidons d'aller manger dans un ptit restaurant à
deux pas du ryokan. Assis sur des tatamis (pas de trous en-dessous de
la table pour mettre les jambes: ça en aura fait souffrir plus d'un!),
nous goûtons à toutes les spécialités japonaises ( tempura,
okonomiyaki, karaage,...). Encore une fois, ce qui n'a l'air que d'un
boui-boui sans prétention se révèle être un restaurant délicieux!
Le
lendemain, on visite le pavillon d'or, le Heian-Jingu et le marché de
Nishiki. Kyoto ne nous déçoit jamais, c'est toujours aussi beau et
original...Max (le ptit frère de Manu) rend folles toutes les
Japonaises qui le suivent en lui demandant de poser avec elles pendant
que leurs copines mitraillent avec leur portable!
Le soir, petite
balade dans Gion, toujours empreint de mystère. Qui sait ce qu'il se
passe derrière les volets des maisons traditionnelles, des maisons de
thé et des restaurants très discrets, et surtout qui sont ces hommes
qui sont déposés en Mercedes avec vitres teintées dans les petites
rues!!!! Le monde de Gion reste impénétrable!
Le jour suivant,
journée séparés. Manu, Max et moi partons pour Fushimi. On visite un magnifique
sanctuaire avec des centaines de torii qui grimpent le long de la
montagne, dans la nature. C'est vraiment beau, l'atmosphère y est très
particulière avec partout des statues de renard, le messager du Dieu
des céréales.
L'après-midi, visite de notre temple favori: le
Kiyomizu, un peu tristounet en cette saison car les arbres n'ont plus
de feuilles: ça n'a rien à voir avec nos dernières visites, en plein
été et pendant la nuit, à la saison des érables.
Au passage, nous
croyons photographier une geisha (ou une maiko) quand nous nous
apercevons qu'elle ne comprend pas un mot de japonais: c'est une
chinoise..............................!
Effectivement sur le route, on passe devant deux magasins qui proposent de transformer les touristes en geisha! On aura tout vu!
Pour
notre dernier jour, nous partons visiter la célèbre Nara, ancienne
capitale du Japon. Nous partons donc à la découverte des temples et
sanctuaires, accompagnés par plein de daims qui nous courent après et
nous bousculent de leurs cornes pour avoir à manger! Ils étaient
vraiment drôles!
Nous nous promenons donc à vélo dans l'immense
parc, et finissons la journée dans le temple où se trouve le plus grand
Bouddha du Japon, très majestueux, rien à dire, il en impose. Môssieur a
d'ailleurs droit à une sacrée quantité d'offrandes sur l'autel devant
lui, petites montagnes d'oranges et de pommes et pour accompagner le
tout, des bouteilles de sake. Eh oui, même Bouddha a ses petites
faiblesses!
Après avoir acheté un énième katana à Manu ( bientôt on
ouvrira une boutique....), nous repartons à Kyoto, direction le bain
brûlant du ryokan, puis le lendemain, Okayama....



















































