07 mars 2007
Suite et fin 3 : Okayama & Hiroshima
La suite du voyage nous fait prendre Okayama comme base de départ, une grande ville dans l'ouest de Honshû.
Dans cette préfecture se trouvent des villes épargnées par les destructions, comme Kurashiki où l'on s'est aventuré le premier jour. Cette ville a pu conserver ses maisons à l'ancienne et de grands greniers à riz reconvertis en musées, le tout le long d'un petit canal, c'est très joli. On a pu visiter le musée du Jouet, plein de poupées japonaises et une impressionnante collection de masques comme au théâtre Nô.
Le lendemain on a rejoint Himeji où se trouve un très célèbre château, peut être le plus beau du Japon.
Effectivement c'est le plus impressionnant qu'on ait vu, le plus imposant surtout car il a conservé ses murailles et quelques bâtiments et non seulement le donjon principal comme tous les autres châteaux. Tout les murs sont blancs, d'où son surnom de "château du héron blanc".
On accède d'abord à un long bâtiment rectangulaire, qui était le quartier des servantes, protégé par des gardes. On se dit ensuite en marchant vers le château qu'elles avaient un long chemin à parcourir très tôt le matin pour tout préparer pour les maîtres. L'intérieur du château est classique, tout en bois et avec toujours ces escaliers bien durs à monter, la prinicpale différence avec les autres est dans les dimensions : les plafonds sont très hauts, les salles grandes.
Pendant la visite avec Vanessa on repère deux hommes, l'un d'énviron 50 ans et l'autre 30, les cheveux graissés en arrière, accompagnés par deux filles de 25 ans qui rigolent souvent. Ils ont l'accoutrement typique des yakuzas, et surtout le plus jeune se précipitera à chaque fois qu'il faut enlever ses chaussures pour offir des chaussons à son aîné, et lui portera ses chaussures (mais pas celles des filles !). Tout ça rappelle les films de Kitano...
Le plus beau d'un château japonais reste toujours sa vue extérieure , que l'on admire sur un banc dans le jardin, avec un cours d'histoire de ratrappage pour comprendre qui l'a construit, qui l'a attaqué et qui l'a défendu (Tokugawa Ieyasu n'est jamais hors du coup).
On a ensuite le droit à une visite d'un joli jardin attenant au château, et on s'offre le traditionnel Macha (thé vert très épais et amer) et pâtisserie à la pâte de haricots, servis par de gentilles dames en kimono, le tout sur des tatamis avec vue sur le jardin. Agréable même si on se fait rapidement sortir car il est 16H et on ferme à 16H :)
Le lendemain on avait prévu une excursion sur l'île de Shôdo - shima ( = "l'île aux petits haricots"), qui se situe dans la Mer Intérieure (= entre Honshû et Shikoku). La promenade en ferry pour y accéder est un moment grandiose : il fait beau, on est sur l'eau, et les petites îles tout autour à la végétation sèche donnent un air meditérrannéen au paysage (il faut juste éviter de regarder une ou deux îles qui sont très industrialisées, avec des grosses cuves en béton genre déchets nucléaires...).
Sur lîle malheureusement le temps dont on dispose avant le ferry de retour n'est pas suffisant pour la randonnée avec téléphérique, donc ce sera plutôt ballade le long de la plage (dommage il fait encore trop froid pour une baignade).
On visite quand même une oliveraie, les olives étant le produit phare de lîle, et on repart d'un magasin plein d'olives confites, sablés et bonbons aux olives...
Le jour suivant c'est le départ pour Hiroshima, où la température est bien plus douce.
La ville a su renaître de ses cendres et est aujourd'hui agréable et vivante mais il n'y a pas grand chose d'autre à voir que les bâtiments liés au souvenir de la bombe atomique.
On part donc observer "le dôme de la bombe A", l'ancienne chambre de l'industrie qui se trouvait pile en dessous de là ou la bombe a explosé et qui du coup est resté à peu près debout, et dont la ville entretient les ruines depuis 60 ans. A côté se trouve le pont Aoai, dont la forme en T visible du ciel en a fait la cible de la bombe.
Plus loin on trouve le mémorial des enfants pour la paix, avec une célèbre statue d'une enfant portant une grue, inspirée par l'histoire de Sadako Sasaki (une petite fille ayant contracté une leucémie à cause de la bombe et qui se mit en tête de faire 1000 grues en papier car un vieux dicton japonais dit que qui réalise cela voit son voeu exaucé). La statue rappelle aussi que de nombreux enfants sont morts ce jour là car ils travaillaient en centre ville à la démolition de bâtiments (pour créer des lignes de feu en cas de bombardement). En continuant dans le parc on trouve la Flamme de la paix qui ne s'éteindra que quand la dernière bombe atomique aura disparu, et le cénotaphe qui contient le nom des victimes connues (entre le 6 août et décembre 1945, 145 000 morts). Le pire arrive avec le mémorial de la paix qui a de quoi rendre anti-nucléaire même le pire des bellicistes. Récit avant, pendant, et après la bombe, maquettes de la ville impressionnantes (plus rien sur 2,5 km de diamètre) mais surtout témoignages et photos de survivants atroces. Egalement un mur avec des lettres de protestation écrites par les maires successifs d'Hiroshima depuis 60 ans adressées à Clinton, Chirac, Bush... la dernière date d'il y a 3 mois, adressée à Kim-Jong-Il.
Le lendemain est beaucoup plus gai avec une excursion à Miyajima, où se trouve le célèbre portique flottant sur l'eau qu'on voit dans tous les guides. Sur place le contraste entre le sanctuaire Itsukushima rouge vermillon, la mer bleue claire et la montagne recouverte de vert est effectivement superbe. En plus on arrive à marée haute et par beau temps, c'est vraiment magnifique et se promener dans ce sanctuaire sur pilotis est très agréable. La marée basse qui dévoile la boue quand on revient le soir, est bien moins appréciable.
Et c'est déjà le dernier jour, à Nagoya car il faut quand même bien montrer notre appartment et notre fac à nos visiteurs, et c'est aussi l'occasion d'une dernière séance shopping et de pose de couleurs sur les ongles et manucure pour ma mère et ma soeur conquises par nos précédentes photos. Le soir, izakaya bien sympathique chez Yama-chan, les meilleurs tebasaki (ailes de poulet épicées) de la ville !! Et séance purikura de rigueur (les photos-montages que les japonaises collent sur leurs portables).
Et pendant que certains se tapent 16 heures d'avion, nous on dort...
Commentaires
Et nous avec le décalage horaire, on dort encore plus ...
yo
salut a vous deux mis a part quelques faute d orthographe le post est tres ympa bravo manu(demande des conseil a vanessa!!) quand est ce que vous mettrez les photo de votre petit voyage? manu je vai te reecrire un mail quand j aurai le temp c qu'avec flyff(et oui je m'y suis mis dsl) je n ai plus beaucoup de temps pour moi^^ bon je vous laisse yen a qui ont un metier bisouxxxx ++++
coucou un bisous de Suede ou le printemps arrivr alors qu il y a trois jours j etais en hiver en Laponie...
j attend vos photos avec impatience
Vanessa: tu viens quand sur msn?
http://japonotaku.canalblog.com/
C'est un blog sympa qui parle, bien sur, du Japon, que j'ai trouver en farfouillant sur internet.
Il est différent du votre car beaucoup plus centré sur les photos mais pour ceux qui voudrait en voir un peu plus, il est super. En plus le gars qui le fait est allé à peu près aux mêmes endroits que nous pendant notre voyage et il a fait des articles sur différents sujets : Animaux, Jardins japonais, Habitudes de vies ...
A voir.
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=202233&pid=4231825
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
















